Courrier des lecteurs  

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Réponses aux Chroniques du ponant...

Alexey Zavgorodniy, Russie (7 juin 2001)

Bonjour KroniK!

Merci... Merci pour me mettre dans la liste de distribution!
D'abord chantant tes mots, après les traduisant je suis arrivé à quelque chose. Ce quelque chose m'a fait penser à mes amis qui sont très clairvoyants, très bons, intelligents!

Ta créature m'a beaucoup plu!!!

Amicalement,

Alexey

Sylvia Fonteyne, France (6 juin 2001)

Ceci n'est pas une réponse, mais un écho.
Bonne journée, cher KroniK
P.S. Si tu continues à m'inspirer de la sorte, je sens qu'il va falloir, pour le bien ou le mal, ouvrir une rubrique "Chroniques anglaises" !!!!!

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La nuit. Noire attente. Dans la douleur, tu enfanteras. Quelle progéniture monstueuse pourrait engendrer telle souffrance?

L'enfant pleure dans la nuit. Se roule en boule. S'endort.
Oeuf ou poule?
L'adulte veille.

Sentir. Attendre. Ecouter.
Sentir la présence des amis dans la nuit, la présence lointaine de ceux qui ne disent rien et de ceux qui parlent, qui trouvent le mot qui apaise.
Filet doux, tissé serré.
Attendre l'aube qui pointe, note cristalline qui devient une lumière rose sur la ligne brisée des crêtes rocheuses;
Ecouter la respiration régulière et douce de l'amant qui dort.
Attendre que s'ouvrent les paupières sur un regard vert, le vert de l'espoir.
Ecouter le tic-tac du métronome qui devient musique.
Musique qui enfle, qui rejoint l'aube et l'amour dans une symphonie de lumière.

Mon bon Flavius, toi dont le coeur se brise en écoutant les pleurs de l'enfant dans la nuit, rappelles-toi.
Penses seulement: c'est l'empreinte bleue des ses mains sur le mur qui protègent du mal.
Ce sont ses larmes d'enfant qui font germer la graine.
C'est de son désespoir d'enfant que naît l'adulte.

Sens, mon bon Flavius, ce vieux monde qui se réveille, rajeuni et aggrandi par les larmes de cet enfant.

Sylvia

Cyrile Saura, Suisse (6 juin 2001)

Cher Monsieur KroniK, La lecture de votre chronique m'a laissée stupéfaite et émue.
Je m'explique.
Je pense à ce territoire reculé que chaque être porte au fond de soi, inaccessible aux autres, aux limites imprécises, témoignant de cette irrémédiable solitude à laquelle notre condition nous condamne.
Et puis, il y a ces moments rares où l'on réalise qu'un frère humain a porté ses pas sur un de ces sentiers intérieurs que l'on croyait inaccessible. Et l'on se dit que, tout au fond de soi se trouve non pas ce qui nous isole, mais au contraire, cette sorte de maillon qui finalement nous relie le plus aux autres.
Vos mots ont foulé un de ces sentiers.... et voilà: stupéfaite, et émue!

Merci Monsieur KroniK, et bonne journée.

Cyrile

Cyrille Roussel, France (24 avri 2001)

Flavius : quel gentil utopiste que voilà.

Oubli ou partialité?

N'oublions pas que le principal compétiteur du Yankee botté et "Stetsoné" en matière de production de gaz à effet de serre c'est l'Empire Céleste, pratiquant en maître un art consommé de la mauvaise foi, et du dédain. C'est vrai que l'Empire du Milieu à une tradition plus que millénaire de l'égocentrisme.

Sir Hill

Réponses aux Chroniques d'un siècle qui s'en va...

Lecteur anonyme, ou presque... (24 mai 1999)

Mi querido KroniK:

Luego de haber leido tu cronica y sin pensarlo dos veces me decido a escribirte estas cuantas lineas para tratar, con lo que yo llamaría "palabras", describir la admiración inmensa que siento hacia tí.
Que don maravilloso el poder dejar tras de si una huella indeleble a traves del tiempo! Saber expresar con tanta maestría lo que en tu imagiación nace y toma cuerpo, me parece uno de los mejores regalos que la vida pudo darte.
Te confieso mis celos y mi envidía, pero ante todo un sentimiento de profundo respeto hacia el ser humano que eres.
Celos y envidía, te preguntarás!
Hace mucho tiempo y cundo aún estaba en el colegio, pasaba mis horas más tranquilas a esbosar sobre un cuaderno unas cuantas lineas de lo que llegue a imaginar un dia , hubiese podido ser un libro de poesias. Nadie lo sabia y hoy eres tu el primero a saberlo, mi deseo más callado era el de escribir. Si, escribir como lo haces tu y tal vez mucho más.
Pero la vida dio muchas vueltas,mi cuaderno de poesias callo en manos de alguien que no supo apreciarlo y lo único que obtuve fueron burlas y risas que callaron para siempre esa pequeña llama que en mi nacía.
Por eso hoy cuando tu crónica, se me hace un nudo en la garganta y me digo que es un don que tienes que aprovechar y sobre todo gozar!!!
Gracias por permitirnos compartir estos momentos inovidables en los que la imaginación vuela y solo alcanza una frontera cuando tu mano diestra decide de poner un punto.

Un beso inmenso y hasta pronto.

Venen Paratian, Maurice (10 mai 1999)

Cher ami,

Tes écritures (je peux pas parler de chroniques - le mot étant trop faible ici) m'ont touché profondémment dans l'âme. Quelle bouffée d'oxygène que de les parcourir ce matin en arrivant au bureau. Sans le savoir tu mentionnes ici tous les endroits que j'aime au pays et je vois bien que tu connais aussi notre histoire. N'es-tu pas Bernardin de St. Pierre qui reécrit Paul et Virginie version "société de l'information" ?

La force de frappe de ton style est impressionante et je te demande la permission de faire publier cet article dans un journal à Maurice - mettons sous le titre "Manière de voir - un voyageur de passage".

En tout cas bravo et sans vouloir te flatter, je suis fier de me compter parmi tes amis.

Chiow Ami.

Venen

Pierre-André Traub (Suisse) (22 février 1999)

Message pour Madame KRONIK (aux bons soins de Monsieur)

Chère Madame KRONIK,

Lecteur fidèle des chroniques de Kronik, j'apprends que vous venez de fêter votre anniversaire. Avec quelques jours de retards, je ne voudrais pas manquer, avant que ce siècle ne s'en aille, vous adresser mes voeux les meilleurs pour ce jour, encore marqué du millésime 99. Avec mon bon souvenir.

Pierre-André Traub

Georges-Albert Kisvaludi (France) (7 février 1999)

Flavius,

Pourrais-tu transmettre de ma part à Kronik que je déguste ses errances, lui qui traverse non pas une mais mille histoires, tel un acteur d'un film aux mille décors, aux mille cités et lieux qui s'entremèlent, tous vrais au sens où il nous les livre comme il les a ressentis, mais certains imaginaires, car virtuels. L'important n'est alors plus de les voir, mais d'y croire, de croire qu'on les visite dans les pas de ce voyageur ou de cet évadé non pas de quelque part, mais vers quelque part, comme le dirait Bergson nous expliquant l'Evolution Créatrice. Alors me vient une question : non pas où vas-tu, car je te suis Kronik, mais où es-tu ?

Georges-Albert

Pierre Bongiovanni (France) (7 janvier 1999)

"Sers-nous donc un cognac, une poire, une fine, fidèle serviteur, complicité divine et trinquons à l'an neuf sans vraiment nous en faire, les soucis attendront ou le siècle ou l'enfer ! Pour penser à demain, n'oublions pas ce soir. Si un an ce n'est rien, ce jour est tout espoir..."

...et sers nous donc de même un rouleau de feuilles de Havane lentement roulé sur la croupe pulpeuse et velue d'une volubile matronne caraïbe que nous porterons posément à l'incandescence en laissant notre esprit s'étonner des volutes nacrées en route vers les mystères de la nuit...
Nous retrouverons alors les chemins des sagesses archaïques trop longtemps oubliées, nous pactiserons à nouveau avec les signes perdus laissés en jachère par les géants qui nous ont précédés et nous accéderons enfin à la tranquilité des innocents seuls dépositaires des clefs de l'Univers.

Pierre

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Mise à jour : 15 octobre 2002
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